Premiers pas sur…Two Worlds II (PS3)

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    LordSavoy nous propose sa deuxième échappée sur ce RPG polonais développé par Reality Pump, édité par l’américano-allemand par TopWare Interactive et distribué chez nous par l’allemand Koch Media. Ouf ! Two Worlds 2, vous l’aurez compris, ce n’est pas du RPG japonais mais un jeu de rôle à l’européenne. Premières impressions.

    On démarre Two Worlds II avec un héros paramétrable à souhait (longueur de jambes, type et taille de barbe…). Vous avez le choix entre Guerrier, Ranger et Mage.
    Le héros prisonnier est libéré d’un château par une équipe d’orcs et guidé en dehors du château par une mystérieuse assassin demi-orc : Dar Pha. Ainsi commence l’aventure qui vous conduira au fin fond des régions de l’est d’Antaloor pour trouver comment stopper le méchant Gandohar dans ses plans démoniaques et vous venger.

    Le jeu de TopWare Interactive vous offre la possibilité de faire évoluer librement votre personnage. Quand vous passez à un niveau supérieur, vous pouvez choisir ou répartir vos différents points de caractéristiques (endurance, force, dextérité et magie) afin de déterminer à votre guise l’orientation du personnage. L’amélioration des compétences est également possible mais il faut pour cela bien évidemment collecter les livres qui vous permettent de les intégrer. Elles sont regroupées sous plusieurs catégories (compétences générales, corps-à-corps, archerie, magie, furtivité et artisanat) et permettent de se construire un personnage unique, ayant la capacité d’appréhender les affrontements de différentes façons : un florilège d’armes très variées s’offre à vous.

    Vous pouvez étourdir, donner des coups de bouclier, faire chuter l’ennemi, l’aveugler avec de la poussière, poser des pièges, tirer plusieurs flèches à la fois, combattre une torche en main, assassiner en traitre votre victime par derrière, l’arroser de boules de feu ou l’occuper avec une créature invoquée. On sent que l’on monte progressivement en puissance au fur et à mesure que le personnage choisi évolue. Il est au départ difficile de progresser mais avec un peu d’entêtement, cela prend tout son sens au fil des combats. La surface de jeu est un peu restreinte pour l’open world qu’on attend, mais  en revanche on peut souligner une grande variété dans les environnements proposés.

    Parmi les points à regretter, on compte des bugs de caméra et des problèmes d’audio (dialogues tronquées) lors des cinématiques. On ne peut pas lancer un sort sans avoir en main un bâton, ce qui alourdit le gameplay car il faut changer d’armes en cours de combat. Dans ce nouvel opus, certaines tenues/certains équipements sont incompatibles, ce qui est dommage. Le système de jeu n’en demeure pas moins assez riche ce qui fait un point fort du titre. La possibilité de créer ses propres sorts en associant les cartes récupérées lors du cheminement est assez jouissive. Préparez vos potions en mélangeant les ingrédients trouvés. Vous pouvez casser des objets pour récupérer leurs matériaux afin d’améliorer votre équipement initial. Il vous faudra tout de même vous trouver dans un lieu précis avec forge et outil pour ce faire.

    Two worlds 2 se montre plus directif que son ainé dans un monde beaucoup plus découpé, constitué de 4 îles. Grâce au téléporteur, vous pourrez allégrement voyager de l’une à l’autre. Cependant il faut noter que pour un open world, certains lieux restent inaccessibles (île d’Eikronas) ce qui peut décevoir. La joie d’explorer n’en demeure pas moins bien la malgré que le territoire ne soit pas si vaste que prévu. Les paysages sont assez variés (marécages, savanes, forêts, villes médiévales, nord-africaines ou orientales).

    Le design est assez travaillé, les graphismes étant louables. Les textures sont bonnes dans l’ensemble. Si les décors sont fins, on soulignera une modélisation plutôt grossière. Il reste en définitive agréable de parcourir le monde avec les divers moyens proposés : cheval, nage,bateau…
    Le titre pêche en revanche sur le plan immersif, animation parfois approximative du personnage selon les actions, idem pour certains protagonistes, pas de météo changeante, ,doublage français sans plus. Manque de recherche créative dans les missions et de dynamisme.

    On notera un inventaire un peu brouillon qui peut en décourager plus d’un, sans oublier la préparation des armes un peu fastidieuse, une allure de cheval un peu lente et donc une jouabilité dont le plaisir est discutable, notamment avec les bugs de caméra lors de certains combats.

    Au final je dirais que malgré un certain nombre de défauts,  c’est une suite plutôt convaincante pour un jeu de rôle très complet mais hélas perfectible sur divers points. Il faudra compter une bonne trentaine d’heure pour résoudre la quête principale de quoi s’occuper

    Le mode multijoueurs prolonge encore la durée du titre (vous retrouvez d’autres joueurs dans une ville avec un nouveau perso et former une guilde). N’oubliez pas les modes deathmatch et duel qui sont sympatoches. Un « capture the flag »  est également dispo et d’autres surprises vous attendent.

    Koch Media

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