Dark Souls (PS3) : La mort n’est que le commencement…

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    Le 7 octobre sortait en France  Dark Souls la suite du célèbre best seller action RPG Demon’s  Souls des studios From Software édité par Namco Bandai. Je mets le disque dans la PS3, je lance le jeu. Avant de débuter, vous devez choisir votre classe de personnage ayant ses aptitudes propres (voleur, guerrier, aventurier…) l’un plus résistant, l’autre cognant plus fort, un autre plus adroit et précis dans sa frappe…
    Graphiquement, on reprochera à notre héros une apparence médiocre et une animation rigide.

    Le jeu commence et dans Dark Souls vous n’avez pas la possibilité de choisir votre niveau de difficulté qui se résume à HARD comparé au niveau de difficulté rencontré habituellement dans les autres jeux du genre.

    Chaque combat représente un défi voir un super challenge. A peine débuté, vous croisez le chemin d’un énorme démon ailé terrifiant qui vous mettra à terre en deux coups. Un conseil : prenez vite la porte pour continuer à l’abri dans un donjon. Vous l’aurez compris l’aventure est corsée et en plus de cela vos jauges de santé et de stamina seront vite proches de zéro.

    Dark Souls est un jeu qui s’adresse aux puristes, que la défaite motive ! On a affaire à un titre qui inflige punition sur punition mais dont chaque victoire coûteuse génère une forte adrénaline. Faisons l’impasse sur le scénario tout à faite secondaire d’une contrée gangrénée par le mal. Très glauque !

    Musicalement, bruitages et doublages renforcent l’immersion. L’ambiance est oppressante pour le joueur dans cette noirceur à la rencontre de goules, morts vivants, et autres personnages tordus, sans compter les squelettes déchainés, démons etc. Les dialogues eux aussi sont empreints de folie et de morbidité. Pour couronner le tout, la parano nous gagne vite quand on sait que de chaque recoin peut surgir une créature, qu’un coup dans le dos arrive vite, que du haut d’un escalier une  énorme pierre peut nous tomber sur le coin du nez….

    Au bout de quelques minutes, vous aurez droit au « Vous êtes mort » au centre de votre écran avant de pouvoir continuer l’aventure en partant du dernier point de sauvegarde (des feux que l’on allume pour se reposer et remplir sa jauge de vie mais qui ont la fâcheuse contrepartie de réveiller tous les ennemis terrassées hors boss et adversaires spéciaux).
    Dilemme : faut il avancer coûte que coûte en petite forme ou avancer doucement mais sûrement…Seulement voilà : dans ce jeu, la seule chose sûre, c’est la mort et mieux vaut qu’elle survienne tardivement ! Ainsi on aura tendance à utiliser le feu, et sa musique plus douce pour recharger les batteries et les fioles. On notera que le feu permet de sacrifier un objet « humanité » récupéré sur un boss, des enemis coriaces ou dans des coins bien cachés,  pour redevenir humain (logique, hein !).

    Dark Souls reprend les principaux éléments de Demon’s souls. Ainsi on peut conserver ses objets après le décès, on retrouve les indices/pièges marqués au sol par les joueurs, Il faut en revanche revenir sur le lieu de mort pour retrouver les âmes sans se faire trucider. Ainsi c’est un peu l’âne et la carotte à double tranchant si je puis dire. Il vous faudra apporter un soin particulier à gagner durement et petit à petit les âmes qui vous permettront non seulement de gagner en niveau mais aussi de réparer votre matériel et faire des achats.  Lorsque vous gagnez un niveau vous aurez le choix entre améliorer votre arme/armure auprès d’un forgeron perdu dans la pampa ou simplement augmenter une caractéristique du personnage.

    Parmi les nouveautés de Dark Souls, on soulignera son univers plus ouvert qu’il vous faudra fouiller dans les moindres recoins malgré le danger constant qui vous guette afin de trouver de quoi améliorer votre sort.
    Comme dit plus haut, on peut retrouver son enveloppe originelle et interagir entre les mondes. Concrètement, vous pouvez rentrer dans la partie d’un autre joueur afin de le tuer et lui voler sa précieuse humanité ou écrire un appel au secours. Le tout sera de ne pas se faire transpercer par un glaive tranchant alors que sa jauge de santé est au plus bas.
    Le système de combat n’est pas évident à maitriser pour un néophyte et la précision n’est pas toujours au rendez-vous. Les duels sont carrément épiques, il faut à la fois assimiler la technique d’attaque propre à chaque adversaire et gérer la jauge de stamina qui diminue à chaque parade et chaque coup infligé. De même les boss agissent selon un schéma précis qu’il faut enregistrer pour en venir à bouts en cas de mort et donc de nouvelle tentative de meurtre.
    En résumé, Dark Souls découle de Demon’s souls en offrant un level-design ingénieux et diabolique, des ennemis hardcore demandant pour chacun de livrer une vraie bataille à l’intérieur d’une progression lente et brutale qui demande persévérance, obstination et patience !
    Il faudra souvent faire et refaire les mêmes chemins, en tuant et retuant les mêmes enemis. On aime ou on déteste, cela pourra en effet être rédhibitoire et/ou vite fatiguant donnant un coup d’épée net et tranchant, sans concessions dans la motivation du jouer. Pour les guerriers les plus féroces et combatifs si ce n’est les plus sado-maso d’entre vous, voici une aventure riche en défis qui vous poussera à vous livrer à des corps à corps épiques et sanglants.
    Prêts ! Présentez Armes ! Mourrez !!!!

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