Les jeux vidéo mettant en scène des chanteurs et des groupes

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    Si je vous demande, là tout de suite, de me citer le nom d’un chanteur qui a eu droit à son propre jeu vidéo, vous me direz sans hésiter « Michael Jackson« . Fan de jeux vidéo, l’idole de toute une génération apparaît en effet sur ordinateur dans un jeu inspiré de son film Moonwalker en 1989 (U.S. Gold), avant de sortir dans une version différente en arcade et sur les consoles de SEGA comme la Mega Drive en 1990.
    Il faudra attendre la mort du chanteur pour voir apparaître en 2011 un jeu de danse lui rendant hommage : le Michael Jackson: The Experience d’Ubisoft sur Nintendo Wii.
    Le King of Pop apparaîtra en guest dans d’autres jeux, comme on a pu le voir dans cet article. Et puisqu’on parle d’invité surprise, certains se rappelleront aussi du concert virtuel de David Bowie dans The Nomad Soul sur PC et Dreamcast, aussi responsable de la bande son du jeu.

    Retrogaming musical

    Mais à part Michael Jackson, quel autre chanteur ou groupe de musique peut se targuer d’avoir eu droit à son propre jeu ? Retour vers le passé !

    Les jeux vidéo basés sur de vrais groupes de musique ou des chanteurs
    Années 2000 / Années 90 / Années 80

    Les années 2000 : karaoké en 3D

    Les années 200 voient le retour des groupes et chanteurs, qui se cantonnent désormais aux jeux de chants/dances,véritables phénomènes de société et machines à cash. Singstar est la série qui en profitera le mieux avec les titres suivants :
    - Singstar Abba (2008), sur PlayStation 2 et PS3
    - Singstar Queen (2009), sur PlayStation 2 et PS3
    - Singstar Take That (2009), sur PlayStation 2 et PS3, vraisemblablement uniquement au Royaume-Uni et compatible PlayStation Eye

    Dans un autre style, la série Guitar Hero sortira également des opus déduis aux groupes musicaux, sans distinction aucune mais généralement des groupes de rock, guitare oblige. Ces titres proposent également les morceaux d’autres groupes – à hauteur de 40% environ – histoire de s’attirer le plus large public possible.
    On trouve donc dans la playlist :
    - Guitar Hero: Aerosmith (2008)
    - Guitar Hero: Metallica (2009)
    - Guitar Hero: Van Halen (2009)
    - Guitar Hero: Red Hot Chili Peppers, annoncé mais jamais sorti.

    Toujours dans les jeux de rythmes, le concurrent Rock Band aura également dédié certains de ses épisodes à un groupe en particulier, mais de façon beaucoup plus anecdotique :
    - The Beatles: Rock Band (2009)
    - Green Day: Rock Band (2010)

    Britney Spears fait figure de pionnier en de début 2000, avec son jeu de rythmes éponyme Britney’s Dance Beat sorti en 2002 sur PS2 et Game Boy Advance. Il en restera pas vraiment dans les annales par contre…

    Mais, on trouve aussi des chanteurs qui ont prêté leur nom à des jeux d’un toute autre style. Car oui : un nom d’artiste peut servir à vendre d’autres types de produits.
    La preuve avec Melanie Brown, ancienne Spice Girls, qui se retrouve ainsi dans un jeu de…fitness : Get Fit with Mel B. Rançon de la gloire, le jeu lancé en 2010 se trouve dorénavant neuf à moins de 10 euros sur certaines machines :) .
    On reste dans le muscle, avec 50 Cent et ses trois jeux d’action ; il y incarne le personnage de Carl « CJ » Johnson, mais c’est bien son visage retravaillé en 3D qui apparaît sur les jaquettes de jeu  :
    - 50 Cent: Bulletproof (2005) sur PS2 et Xbox
    - 50 Cent: Bulletproof G-Unit Edition (2005), sur PSP
    - 50 Cent: Blood on the Sand (2009), sur PS3 et Xbox 360

    Les années 90 : le CD-Rom pour promouvoir les artistes

    Vous connaissez le groupe de heavy metal Mötley Crüe ? En 1992, EA leur développait un jeu de flipper, sobrement intitulé Crüe Ball. Pourquoi un flipper ? Peut-être parce que la bille est en métal ?! Ou alors parce que le groupe filait vraiment les boules ?
    Va savoir…

    Autre groupe à utiliser son image dans un jeu vidéo, Slayer: Pinball Rocks. Ce jeu a été réédité cette année sur iPhone en version HD, éclipsant le premier opus dont je ne trouve plus aucune information nulle part. On remarquera que ce nouveau jeu est édité par la maison de disque Sony Music.

    Deux jeux de flipper, OK mais il faut remonter à l’âge d’or du CD-Rom pour trouver une flopée de titres réellement musicaux.
    C’est la société Digital Pictures, experte incontestée des jeux vidéo à base de Full Motion Video, qui s’y colle et c’est le Mega-CD de SEGA qui subira les affres de leur gamme « Make my Video » avec les titres suivants :

    - INXS: Make My Video (1992)
    - Kris Kross: Make My Video (1992)
    - Marky Mark and the Funky Bunch: Make My Video (1992)
    - Make My Video: C+C Music Factory (1992)

    Le principe est des plus simples : chaque jeu offre 3 morceaux du groupe concerné et le but est d’éditer des séquences pré-définies afin d’en faire un clip vidéo.
    Avec un intérêt proche du zéro, ces titres ont été de véritables flops et sont considérés parmi les pires productions vidéo-ludiques de tous les temps.

    Avec l’avènement du support CD, Peter Gabriel se mettra à cette technologie prometteuse en développant en 1993 Xplora1: Peter Gabriel’s Secret World sur PC/Mac et Philips CD-i. Il s’agissait plutôt d’un outil de promotion de son nouvel album « Us » proposant des mini-jeux et des vidéo interactives.
    Prince lui même se servira du support avec un objectif identique, avec Prince Interactive. A noter que la boîte de jeux contenait un tatouage gratuit !
    Trop la classe !

    Allez, on revient dans le jeu vidéo avec Midway – à cette époque encore prolifique en arcade – qui conserve l’idée d’inclure un groupe musical dans un jeu vidéo et lance en 1994 Revolution X. Ce rail shooter met en scène le groupe de rock Aerosmith.
    Dans une réalité alternative en 1996, une force armée dirigée par la sinistre Maîtresse Helga prend le contrôle du monde et  déclare la guerre envers les jeunes (!) et a banni la musique, la télévision et les jeux vidéos. Alors qu’ils font une tournée à Los Angeles au Club X, le groupe Aerosmith est capturé !
    En 1995, le jeu est porté par Acclaim sur Mega Drive, Super Nintendo, Sega Saturn, PC et PlayStation.
    Midway pensa même à un moment faire un remake du jeu, cette fois avec le groupe Public Enemy, jamais sorti.

    Electronic Arts propose en 1998 un jeu intitué Queen: The eYe. Là-aussi, on ne contrôle pas le célèbre groupe mais Dubroc, un agent secret travaillant pour l’entité contrôlant le monde et voulant nuire à la créativité (!), the eYe. Ce dernier découvre une base de données contenant les chansons de Queen et doit lutter pour sa survie après avoir été prisonnier d’un concept de télé-réalité mortel !

    Spice World, le jeu vidéo sur PlayStation, s’inspire très largement du film du même nom sorti en 1998 et mettant en scène les célèbre Spice Girls. Jeu musical, il offre les meilleures chansons du groupe. Si tu possédais une Sega Saturn à l’époque, tu as du pleurer…de joie car il s’agissait d’une exclu sur la console de Sony.

    En 1999, Iron Maiden: Ed Hunter se met également au rail shooter, avec un jeu développé par le groupe sur PC, à la façon d’un Virtua Cop ou d’un Time Crisis. Il se joue sur 8 niveaux et passe des rues de Londres aux pyramides égyptiennes !

    Les années 80 : la musique en bit

    Malgré les limitations des machines de l’époque, les marketeux auront vite compris l’impact de groupes de rock sur les ventes. Data Age développe ainsi dès 1982 le jeu Journey Escape sur Atari 2600. Le joueur contrôle le groupe Journey et doit leur faire éviter des obstacles : groupies, barrières, promoteurs véreux (!) dans un jeu à scrolling vertical.

    Journey étant LE groupe de rock à la mode, Bally Midway s’empare du phénomène et développe l’année suivante pour l’arcade Journey, le premier jeu vidéo à intégrer des images digitalisées, bien avant le Mortal Kombat du même éditeur. Le visage en N&B des membres du groupe est par contre posé sur un corps dessiné façon cartoon. Cette technologie novatrice avait été développée par Ralph Baer, géniteur de la première console de jeux vidéo en 1972.
    Le jeu proposait des mini-jeux basés sur chacun des membres du groupe. On notera également que la borne d’arcade contenait une cassette audio pour jouer les titres originaux de Journey.
    Notons qu’un jeu Journey est prévu en 2012 sur le PlayStation Network mais qu’il n’a rien à voir avec le jeu de 1983.

    Le groupe Frankie Goes to Hollywood a eu droit à son jeu vidéo éponyme en 1985 grâce à Ocean Software. Une aventure conceptuelle pour Amstrad CPC, Commodore64 et ZX Spectrum dans laquelle vous devez reconstruire un être humain et atteindre le Dôme du Plaisir…

    ***

    Cet article n’est probablement pas complet mais je suis sûr qu’il vous aura fait découvrir quelques jeux retro dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. Nombre d’informations ont été prises du site  http://rateyourmusic.com. Vous pouvez également avoir un apercu vidéo de la plupart des jeux cités ici sur « Games based on Musicians ».

    N’hésitez pas à indiquer en commentaire des titres qui auraient été malencontreusement oubliés.

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