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#wgc12 : état des lieux du jeu vidéo connecté

J’ai pu accéder ce matin à la Webgame Conference, événement pour les professionnels qui se tient jusqu’à 17h00 aujourd’hui à la Gaîté Lyrique.

10 conférences, des intervenants français et étrangers pour au final obtenir des conseils, des retours d’expérience et des pistes pour développer son activité de  jeux vidéo.

La matinée a débuté par un speech de présentation de Nicolas Gaume, Président du SNJV, de Mimesis Republic et de feu Kalisto. Impossible de vous donner plus de détails : tout comme Carsten Vanhusen de chez Gameforge, je suis arrivé en retard, durant la première conférence sobrement intitulée « Success Stories« .

Image Webgame Conference 1

Des représentants de BigPoint Games, King.com et de Gameforge donc ont fait part de leur point de vue personnel sur les jeux en ligne. Tous ont été d’accord sur le fait que la publicité n’est qu’un aspect de leur business et que la plus grande part est bien celle générée par la vente d’items dans les jeux. Voilà de quoi rassurer ceux qui attendaient une pression plus forte de la publicité en ligne, par le biais des classiques bannières, sponsoring ou autres interstitiels.
La publicité in-game ne semble avoir vraiment pas la côte auprès des éditeurs présents, les micro-transactions demeurant le moyen de monétisation principal. Le message délivré, également lors des conférences suivantes, est que le joueur est placé au centre du business. Il est là pour le jeu, donc délivrons-lui la meilleure expérience possible tant en terme de gameplay que de possibilités (achat dans le jeu ou pas).

Benedikt Grindel de Bluebyte (Ubisoft) est ensuite intervenu dans le cadre d’une présentation « From offline to online, from retail to free2play« . Il s’agissait ici de faire découvrir comment le studio responsable de The Settlers 7 était parvenu à passer d’une distribution physique à un jeu en ligne gratuit jouable par navigateur internet.
The Settlers Online constitue un nouveau départ pour cette franchise, le studio ne bénéficiant jusque là d’aucune expérience dans les MMO, les « browser games » et les jeux gratuits en ligne. Il lui a donc fallu se réorganiser pour appréhender de la meilleure façon possible les défis de ce business particulier.
Anecdote amusante : le succès du jeu a été tel au lancement que The Settlers Online s’est temporairement transformé en The Settlers Offline, les serveurs n’ayant pas supporté la charge des connexions.

Image Webgame Conference 2

Après une première pause café, sans doute ce qui restera l’intervention la plus WTF de cette Webgame Conference 2012 et la plus mémorable.  Non, il ne s’agit pas de l’intervention  de Julien Codorniou de Facebook mais de celle de Florent Castelnerac de Nadeo (Ubisoft). Point de révélation sur le MMO FPS Free-to-play ShootMania Storm mais un speech participatif décalé « User Generated Keynote for User Generated Contents » incompris, voire incompréhensible.
Les spectateurs étaient ainsi invités à se rendre volontairement sur l’estrade…mais ce sont finalement des collègues de sociétés diverses qui ont bien voulu jouer le jeu. Car dès le départ, les choses commencent mal.
Le matériel de présentation n’a pas pu être projeté à la salle. Plus gênant : l’audience ne comprend pas où en veut venir l’orateur. On nous parle de « people 2.0″, de « link », de « connecting people » à la Nokia…
Des tweets projetés en direct font part de cette imcompréhension, souvent de manière peu fine voire irrespecteuse. Castelnerac joue de cette interactivité avec son public mais la sauce ne prend pas car on n’y comprends rien finalement. Je salue d’ailleurs son courage (obstination ?) face à cette situation dans laquelle il semblait s’engluer, certes, mais tout en étant dans son élément. Somme toute, une sorte de Jean-Claude Vandamme du jeu vidéo !

« Tracking, mining, analysing: the data obsession » a rassemblé quatre intervenants. Focus sur les « metrics » utilisés par les uns et les autres, la pertinence de certaines (le nombre d’enregistrés Vs le nombre de joueurs actifs, etc.), les outils de mesure et quelques chiffres difficilement accessibles sauf chez ERepublik. De la langue de bois mais aussi des chiffres surprenants, là aussi fournis par l’éditeur du webbrowser au nom éponyme ; en moyenne, il leur faut 6 mois avant de convertir un joueur au payant !

La matinée s’est terminée sur une présentation de Hi-Media, fournisseur de solutions de paiement en ligne et propriétaire de Jeuxvideo.com. Annonçant les « Future trends in online monetization« , je suis plutôt resté sur ma faim  car peu de nouveautés ont été introduites, la conférence se résumant plutôt à une présentation de l’entreprise elle-même.

J’ai du abandonné la Gaîté Lyrique passée cette dernière intervention. Je voulais assister aux présentations de Facebook, de Bioware (sur la création de jeux à la fois pour les casual et les hardcore gamers) et d’Orange (qui a du aborder le transmedia avec l’exemple de Alt-Minds). Il ne me reste plus qu’à suivre tout ça sur Twitter.

Un grand merci aux organisateurs pour cet événement, plutôt destiné aux professionnels qu’aux joueurs mais très instructif pour qui s’intéresse à ce marché.